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Le général Tsiba, les colonels Ombeli, Tsourou, Alakoua, Mbango seraient indexés par le général Ndenguet et Cie pour déstabilisation des institutions… PDF Imprimer Envoyer
Politique
Écrit par Talassa   
Mardi, 16 Février 2010 18:06

Le Congo-Brazzaville, avec ces 342.000 km2 et plus de 3,5 millions d’habitants est le deuxième pays en Afrique subsaharienne qui compte le plus grand nombre d’officiers supérieurs, colonels et généraux après la République gabonaise. Seulement, au lieu de se serrer les coudes, ces officiers supérieurs qui pour la plupart sortent des mêmes écoles et qui ont chassé le Professeur Pascal Lissouba, ne cessent de se détester, se donner des tacles dangereux, se jeter des peaux de bananes jusqu’à vouloir se ranger derrière la tribu.

Le DVD qui circule sous les manteaux de plusieurs diplomates et responsables du Congo sur l’affaire de déstabilisation récente des institutions de la République du Congo est très édifiant.

En effet, depuis 2009, certains  officiers supérieurs très proches de Mpila et de sa basse cour avaient été indexés ou directement cités dans le cadre d’un vaste plan de déstabilisation de l’Etat.

Selon certaines sources,   ce plan de déstabilisation des institutions de l’Etat devrait avoir lieu juste avant ou après l’élection présidentielle de juillet 2009.

Au Congo, cela a suscité des appétits des hommes en uniforme en quête des opérations militaires onéreuses à travers le pays.

En effet, depuis la dernière marche de l’opposition congolaise du 15 juillet 2009 à Brazzaville, une rumeur plane dans la population congolaise indexant les leaders de l’opposition radicale comme Mathias Dzon et Ange Edouard Poungui, cités auteurs dans un complot ourdi contre le Président élu pour un nouveau et dernier septennat de 2009 à 2016.

Une version de tentative de coup d’Etat de l’opposition contre le pouvoir de M’pila  est entretenu par un groupe d’officiers supérieurs avec à leur tête le général Ndenguet qui bénéficierait de la complicité de ses acolytes les colonels influents, Bayidikila, Obourabassi de la police nationale, le capitaine Essouli de la gendarmerie nationale, afin de légitimer les aveux émouvants, extorqués auprès d’un jeune militant de l’opposition, victime à ce jour des menaces de mort du fait de détenir des informations capitales pouvant compromettre le faux complot de l’opposition. 

Trafic d’influence entre officiers supérieurs

L’histoire de cette tragédie politique créée à dessein entre l’opposition radicale et le pouvoir de Sassou V, viserait à noyer quelques officiers supérieurs d’origine Téké auprès du général d’Armées Denis Sassou Nguesso chef suprême des armées, chef de l’Etat, Président du RMP, à savoir le général Tsiba, les colonels Tsourou, Ombeli, Alakoua, Mbango, avec pour motif d’être originaires des Plateaux comme l’opposant Dzon, et avoir financé les campagnes du candidat Mathias Dzon, tout en lui fournissant également des armes pour faire un coup d’Etat contre le régime de Sassou V.

A ce sujet, cette version des aveux compromettant l’opposition en intelligence avec les officiers supérieurs Tékés ciblés par le faux complot du général Ndenguet, viserait à les mettre à la touche ou carrément dans les geôles. Ce qui nous rappelle le monopartisme et le machiavélisme dans les machinations vouées à anéantir certains cadres de manière arbitraire.

Le général Tsiba et les autres officiers tékés dans le collimateur

Selon des informations en notre possession, le rapprochement  des officiers supérieurs tékés avec l’opposant Dzon, relève d’une simple machination pour créer une psychose au sommet de la hiérarchie militaire, afin d’écarter ces derniers, dont certains sont pourtant cités parmi les meilleurs stratèges militaires du pays, pour les faire remplacer par ceux qui sont proches d’Oyo et de la famille présidentielle ignorant que les bons résultats d’une République ne peuvent être donnés par une seule personne.

Nous en voulant pour preuve que depuis une décennie, les Congolais vivent dans une insécurité permanente qui serait orchestrée par une poignée d’officiers généraux de la Force publique impunis et en quête des gains faciles injustifiés.

A ce propos depuis 1997,  avec les troubles sociopolitiques du 5 juin, une gamme d’officiers véreux, affairistes ne pouvant pas justifier leur fortune, a vu le jour au sein de la Force publique.

Nombreux d’entre eux se sont illustrés dans les tragiques événements du 5 juin, dans l’Affaire des disparus du Beach en 1999, l’insécurité dans le Pool avec Ntumi, les braquages récurrents à Brazzaville et autres opérations de trafics illicites de drogues et autres produits prohibés, sans omettre le transfert des fortes sommes d’argent à l’étranger et le blanchissement d’argent dans des circuits des faussaires. 

Comment des officiers supérieurs peuvent-ils ignorer la loi ?

Le général Ndenguet et ses acolytes, impliqués dans le fameux «complot de l’opposition congolaise», se sont comportés en véritables hors-la-loi, sans doute, par excès de zèle et par abus d’autorité, en détenant des citoyens présumés innocents dans les geôles privées, installées dans les résidences personnelles, propriétés privées de quelques membres de la famille présidentielle à Brazzaville.

C’est le cas de cette maison à étage situé au croisement de la rue Louingui avec l’avenue de la Tsièmé qui a servi de geôle gardée par plusieurs rwandais, tchadiens et des éléments habillés en uniformes et bérets violets, où le général Ndénguet, le colonel Obourabassi et Cie passaient pour leurs interrogatoires, selon le témoignage de ce «jeune qu’on voudrait obligatoirement faire disparaître de la circulation».

Après la rue Louingui et le passage à l’hôtel situé derrière l’ex siège de la Délégation générale des grands travaux où le général Ndénguet, le colonel Obourabassi et autres étaient en train de vouloir faire incriminer le général Tsiba, les colonels Tsourou, Alakoua et d’autres, le témoin gênant a été déposé à la DGST, certainement dans le but inavoué de faire porter le chapeau au colonel Obara.

Les questions qui sont posées à cet égard sont celles de savoir : pourquoi le général Ndenguet et Cie censés connaître la loi, ont-ils fait passer un individu par des geôles privées ? Ensuite, est-il permis de croire que ces officiers ignorent que la DGST n’est pas une prison ? Et pourquoi y avoir fait garder une personne pendant des mois ?            Le général Ndenguet et Cie méconnaissent-ils que le Congo est signataire des traités contre la torture ?

Si Jean François Ndenguet et Obourabassi avaient simplement déposé ce jeune militant de l’opposition au Commissariat central ou à la Maison d’arrêt avec diligence d’enquêtes biens précises, personne aujourd’hui n’aurait de soupçons sur ces prétendues machinations contre les officiers supérieurs tékés précités.

Pourquoi alors monter cette espèce de cabale politico maffieuse dans le seul but de se faire certainement les poches, donc de s’enrichir sur le dos des leaders de l’opposition, traités de tout ?

Peut-être que ces officiers supérieurs, très calculateurs et spécialistes des improvisations dans ce type de scenarii, ont tout simplement voulu plaire et faire des yeux doux au Président de la République dont la victoire lors de la dernière présidentielle a eu du mal à convaincre tout le monde : nombre de Congolais en âge de voter n’ayant pas pris part à ce vote teinté de doute, de trafic d’influence et de fraude.

La victoire à la Pyrrhus de Denis Sassou Nguesso au soir du 12 juillet 2009  ne pouvait que décourager tous ceux qui croyaient et croient encore en notre fameuse démocratie congolaise.

Autant de questions que se posent le commun des mortels. 

Pourquoi cet acharnement et ce mépris envers certains officiers supérieurs et autres cadres politiques tékés ?

Après avoir régné pendant plus de 25 ans à la tête du Congo, le Président Denis Sassou Nguesso, en sa qualité de chef de l’Etat devrait d’ores et déjà se méfier de cette prédisposition tribalo ethnique qui règne encore dans la cour et dans la basse cour de M’pila où, très souvent, les autres cadres congolais, militaires ou civils n’ont pas assez de place et d’audience au détriment de certains fils du terroir, le vrai terroir du Boss !

Ceux qui ne sont pas du même terroir que le Président Denis Sassou Nguesso ne doivent être regardés que comme des «infiltrés», des «suspects» ou encore des tortues à double carapaces !

Car, il ne faudrait pas oublier que pendant la traversée du désert du Président Denis Sassou Nguesso, entre 1992 et 1997, certains qui se disent et s’autoproclament, qu’ils seraient les «proches parents», les  «parents directs» ou bien des «amis intimes, d’enfance et indéfectibles», les «vrais ou faux frères d’armes», avaient fui, trahi et abandonné Sassou Nguesso.

Désolé et surpris, le Président Sassou avait fini par comprendre ce que sont les leaders politiques congolais qui ressemblent curieusement aux moutons et aux poules qui ne courent que derrière quelques petits intérêts et prébendes.

Entre 1992 et 1997, exceptés les membres du «dernier carré de Mpila», le Président Sassou ne contrôlait presque  plus personne.

Chacun avait changé le fusil d’épaule !

Tous ceux qui font la pluie et le beau temps en s’affichant au nom du Président Denis Sassou Nguesso seront les premiers à le renier le jour «J».

Il est temps que le Président Sassou Nguesso, en bon visionnaire, désinfecte et balaie devant sa cour de Mpila où, certainement,  devraient rôder et se cacher de nombreux officiers supérieurs très ambitieux, de vrais opportunistes politico militaires prêts à trahir, à semer la confusion et à surprendre le jour «J».

Cette anomalie liée à l’histoire et à la pauvreté démocratique devrait être corrigée à temps  pour une gestion saine, apaisée et dynamique du dernier mandat septennal du Président Denis Sassou Nguesso à la tête du Congo.

En rappel, en homme fin, le Président Denis Sassou Nguesso devrait retenir la leçon et ne serait plus tenté de faire confiance à tous ceux qui s’agitent en permanence et publiquement, qui lui vouent un amour infini alors qu’une fois hors du périmètre officiel, ils se mettent tout simplement à le diaboliser. Ah oui !

En 1977, le Président Marien Ngouabi était aussi victime de ce vilain plan bien connu de tout le monde.

De nos jours, ces pratiques honteuses de fausses accusations et imaginations fertiles, doivent faire place à la vérité, au dialogue consensuel, au respect de la différence d’opinions et de la liberté d’expression.

Fini les intrigues auprès de  M. Sassou Nguesso qui devrait balayer sa cour …

Désormais, le Congo a besoin d’hommes et de femmes intègres, des officiers supérieurs sérieux, compétents et capables de respecter et de faire respecter la loi en s’appuyant sur le droit dans un pays comme le nôtre qui se veut démocratique.

Le peuple congolais très meurtri et abusé par certains dignitaires impunis de Mpila, revendique la paix, le développement, la création des emplois durables dans un climat politique apaisé et apaisant.

Aux officiers supérieurs illuminés et autres tireurs de ficelles de respecter le peuple souverain en faisant un effort pour revisiter encore une fois l’histoire politique du Congo des années 50, 60 et 70, jonchée d’exemples héroïques de certains patriotes qui se sont sacrifiés pour construire ce beau pays que nous sommes en train de détruire et de faire éclater en petits clans et écuries tribales et maffieuses.

Surmontons nos  égoïsmes pour faire triompher les intérêts du Congo.

N’écartons personne, de Bétou à Kakamoéka et de Kimongo à Souanké.

Ne refusons pas de regarder l’évidence !

Gouvernons et gérons ensemble les ressources du pays au lieu que cela ne devienne qu’une affaire exclusive de clan, de secte, de loge ou de confrérie !

Talassa par ailleurs conseille à tous les Congolais du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, de banir le tribalisme et le régionalisme, qui ne peuvent faire avancer le pays.

Prenons date avec l’histoire congolaise pour faire preuve de maturité politique et de patriotisme dans la paix et la tranquillité des esprits.

Pour en savoir plus sur cette affaire, les lecteurs peuvent compulser le témoignage à la page suivante, mais aussi, visualiser le DVD sur le Site Internet : www.talassa.org

Enfin, la question que nous nous posons est celle de savoir, pourquoi la plainte de la victime Sabin Mangalla déposée au Parquet de Brazzaville contre le général Ndenguet et Cie est sans suite ?

Ghys Fortune DOMBE BEMBA