| Même si Ibala, Mouanda Mpassi et Mounganga sont mort, mais l’article 185 de la Constitution ne sera pas révisé |
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| Écrit par Talassa |
| Lundi, 26 Avril 2010 08:39 |
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En Afrique en général et au Congo en particulier, quand une personne meurt le sort est souvent attribué à un phénomène surnaturelle ou lié à la sorcellerie Généralement, quant les politiciens congolais décèdent, les causes de leur mort ou de maladies sont souvent rangées dans les cas d’ empoisonnement rapide ou retardé , imputés à l’une ou l’autre partie au pouvoir dans le pays. Drôle de coïncidence, avec la mort subite des opposants farouches comme le Député Mouanda-Mpassi, le Professeur-Colonel Marcel Ibala ancien ministre de l’intérieur de Lissouba et Moungounga Nkombo Nguila, cofondateur du PCT et ancien ministre des finances de l’ancien régime, les mauvaises langues se délient pour légitimer les hypothèses sordides qui cohabitent avec la rumeur publique, en vue d’inculper les forces politiques en présence dans le pays.  Depuis bientôt six mois, la génération de la classe politique congolaise des années 60 et 70 connaît une vague d’agitations fébriles avec les décès inopinés des leaders politiques, toutes les tendances confondues dans la sphère socio politique du pays à la veille du cinquantenaire de l’indépendance du Congo. Est-ce la volonté du Seigneur ou celle de hommes éminemment minables ? Les décès de Moungounga aujourd’hui, hier de Mouanda-Mpassi et d’Ibala, ne commencent-ils pas à éveiller la conscience de certains hommes politiques, surtout les plus craints du pays ? Ce semestre de la mort persiste avec les décès du colonel Ibala en octobre 2009 aux Etats-Unis, dont les restes mortuaires avaient été acheminés au pays dans l’indifférence totale. Au mois de decembre 2009, survint le décès de Jacques Mouanda-Mpassi, un homme franc avec le régime Sassou-N’guesso, à travers ses convictions politiques émanant de l’Opposition congolaise. Réputé adversaire politique depuis plusieurs années, M. Moungounga Nkombo décédé en avril 2010, est resté un opposant viscéral au régime de Mpila, reproché de dictature et de mal gouvernance adémocratique. Parmi les farouches opposants du régime Sassou Nguesso, l’Opposition congolaise en exil, dispose de quelques autres têtes d’affiche comme les anciens ministres Benoît Koukébéné et Philippe Bikinkita. Cette vague d’opposants politiques en exil depuis 1997, a forgé un idéal patriotique portant sur des griefs et faits reprochés au régime de Mpila, à savoir le manque d’exercice d’une démocratie pluraliste, la mégestion des ressources naturelles particulièrement le pétrole, le bois et les minerais exploités au Congo. En six mois, trois grandes figures de l’opposition radicale ont trouvé la mort dans des circonstances miraculeuses, même si on parle de mort naturelle. Nombreux sont ceux qui se posent la question sur le pouvoir de Brazzaville, car apparemment tous originaires des pays du Niari et membres influents de l’UPADS. Un idéal pour une démocratie pluraliste au Congo Plusieurs hommes politiques congolais intègres ont toujours défendu à leur manière les libertés fondamentales pour une bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques à travers le pays, tout en reprochant au pouvoir de Mpila entre autres le manque de transparence dans la gestion des richesses nationales, la répartition du revenu national, l’organisation des échéances électorales, ainsi que la violation constante de Ces derniers mois, les exilés congolais ont mené une offensive diplomatique en Europe et aux Etats-Unis pour que Dans tous les cas, le commun des mortels est censé savoir que la mort est une fatalité à laquelle l’homme doit s’habituer dans le parcours de la vie. Car depuis la chute d’Adam et Eve, la mort est entrée dans l’histoire de l’homme qui naît, grandit et meurt. Il est certes aussi vrai que des assiettes roumaines existent à travers le monde, ainsi que d’autres formes d’empoisonnement ou assassinats politiques. Mais, il est toujours aberrant de croire que chaque personnalité qui décède au Congo, est victime d’un empoisonnement quelconque occasionné par une main noire ou le Diable à la longue queue.
Ghys Fortune DOMBE BEMBA |


