| 38e anniversaire de la mort du président Youlou |
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| Écrit par Talassa |
| Samedi, 08 Mai 2010 05:49 |
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12e anniversaire du bradage de l’hôtel du défunt par Mvouba et Cie au profit des Libanais
38 ans après la mort en exil en Espagne du premier Président de Ces dignitaires qui sont, avant tout, des anciens révolutionnaires d’occasion, et des rescapés pour la plupart du monopartisme ayant pris fin avec
 Etaient-ils vraiment des vrais révolutionnaires ces types ? Cette question est dans toutes les bouches aujourd’hui, eu égard à l’esprit égoïste et mercantiliste qui les caractérisent actuellement. Pas de dénominateur commun entre hier et aujourd’hui Pour leurs intérêts narcissiques, ces fameux révolutionnaires congolais devenus aujourd’hui des soi-disant partisans de la démocratie, ne se sont-ils pas entretués ou n’ont-ils pas marché sur des milliers de cadavres des pauvres populations massacrées aveuglement par fanatisme et enthousiasme au nom de la révolution déclenchée dans le pays après le départ de l’Abbé Fulbert Youlou du pouvoir ? Mais qui, de nos compatriotes, a oublié cela ? Sans honte, il est bien connu de nos compatriotes qu’en dehors du régime du Président Alphonse Massamba-Débat qui avait essayé d’insuffler un petit ballon d’oxygène dans le cadre du développement de notre économie à travers les unités de production créées à cette époque, ceux qui ont été dirigés après la chute de Massamba-Débat, de 1968 à 1990 respectivement par Marien Ngouabi, (1968-1977), assassiné par ses compagnons de lutte ; Jacques Joachin Yhombi-Opango (1977-1979) avec le Comité Militaire du Parti (CMP) ; Denis Sassou Nguesso (1979-1990) revenu ensuite aux affaires en 1997 ; Pascal Lissouba (1992-1997), n’ont été que l’ombre d’eux-mêmes. Ces régimes ont connu un échec cuisant et épatant qui ne leur a pas permis de continuer l’œuvre de reconstruction nationale amorcée par Alphonse Massamba-Débat. Des vaines promesses avaient été faites au peuple qui était totalement fanatisé, mais sur le terrain, rien de concret et de tangible n’était perceptible. En effet, toutes les entreprises qui étaient créées pendant le règne de Massamba-Débat ont périclité à cause de leur mauvaise gestion. Trop de politique ! Ni Marien Ngouabi, ni Jacques Joachim Yhomby-Opango, ni Denis Sassou Nguesso n’avaient su exploiter les sages conseils du Président Massamba-Débat qui, devant la politisation excessive des masses populaires ou de l’intelligentsia, avait dit : «quand la politique empêche l’administration de tourner le pays stagne». Comme on peut le constater, sans mettre des loupes ni des verres correcteurs, les régimes qui sont arrivés après le Président Massamba-Débat, ont mis le pays à genou, à cause du manque d’expériences de ses successeurs dans la conduite des affaires de l’Etat et leur mauvaise gestion. Les déboires qui ont commencé avec Ngouabi, se sont aggravés et ont atteint leur paroxisme au fil des années sous le règne de Jacques Joachim Yhomby-Opango et Denis Sassou Nguesso. Et 50 ans après son accession à la souveraineté nationale, le Congo offre toujours le visage d’un petit pays qui peine à se moderniser malgré ses énormes richesses naturelles. Le Congo qui était en train de se développer dès son accession à l’indépendance à l’image de A la débâcle sociale qui avait généré de nombreux maux tels que le chômage, l’absence d’emplois, la pauvreté, la misère, la précarité et la faiblesse du pouvoir d’achat au niveau des populations, se sont ajoutées les difficultés liées à l’accès aux soins de santé de qualité et à bon prix, à l’eau potable et l’électricité, par exemple, puisque les différents régimes qui se sont succédés pendant le mono n’avaient jamais pensé à créer des nouvelles infrastructures capables de soulager les populations dans ce sens. Les slogans qui avaient été lancés, à hue et à dia, sur «l’agriculture, priorité des priorités», «l’autosuffisance alimentaire et l’amélioration de la santé au profit des Congolais», n’ont-ils pas été des vœux pieux ? N’ont-ils pas duré également le temps d’un feu de paille ? Aujourd’hui, les vrais visages des anciens révolutionnaires congolais transformés en démocrates d’occasion depuis la restauration du multipartisme, ont été dévoilés. Ceux qui sont actuellement au pouvoir à la faveur du putsch militaire de 1997, ayant occasionné la chute de Pascal Lissouba et son départ en exil, sont en train de s’enrichir sérieusement et copieusement et de mener un modèle de vie ignominieux et scandaleux. Au moment où la majorité des Congolais n’arrivent plus à sortir leurs têtes hors de l’eau à cause de la pauvreté, la misère, la précarité qui les cisaillent, une poignée de proches et de privilégiés du pouvoir de Mpila ne s’affairent-ils pas à acquérir rapidement des propriétés immobilières de luxe et à se doter des parcs automobiles constitués des véhicules 4/4 ou des voitures de haute gamme ? Comme quoi, toutes les accusations qui étaient mises sur les épaules de l’Abbé Président et qui ont justifié son départ du pouvoir, ne peuvent plus être présentées à nos compatriotes comme des reproches blâmables, choquants et susceptibles de susciter une quelconque colère parce que les Congolaises du Nord au Sud de l’Est à l’Ouest, voient comment les milliards sont volés au Trésor Public ou dans les différentes caisses, sous toutes les formes. N’étant pas myopes ni dupes, nos compatriotes, ne regardent-ils pas, comme des vrais vigiles, comment le patrimoine de l’Etat est spolié, pillé, confisqué et détourné par les caciques du régime de Mpila, qui ne sont nullement inquiétés par leurs actes. Montées de toutes pièces par les anarcho-syndicalistes cupides et les anciens révolutionnaires congolais affairistes, les allégations qui qualifiaient l’Abbé Fulbert Youlou de valet local de l’impérialisme français, sont ridicules du fait que les relations de coopération historiques et séculaires existant entre le Congo et Même si elles avaient connu un petit moment de relâchement, elles n’avaient jamais été qualifiées de caduques, contrairement à certains mensonges véhiculés naguère à ce propos. Le pouvoir actuel n’a-t-il pas bénéficié du soutien de Au moment où nous fêtons les 38 ans de la mort du Président Abbé Fulbert Youlou, beaucoup des caciques du pouvoir devraient être interpellés par rapport à l’esprit d’abnégation et de respect de la volonté du peuple, dont il a fait montre pendant ces trois tumultueuses journées qui avaient mis Brazzaville dans le bouillonnement. Il avait normalement remis le pouvoir du peuple et signé sa démission alors que les troupes de l’armée française basée à Brazzaville et dans les capitales des anciennes colonies françaises, n’attendaient que son signe de détresse pour qu’elles interviennent. Malheureusement ce ne fut pas le cas. Il avait évité de faire couler beaucoup de sang. Ainsi, il a quitté le pouvoir comme on le lui avait demandé, mais les travailleurs, tout comme les autres catégories sociales qui avaient cautionné ce départ, n’ont pas pu bénéficier d’une amélioration des conditions de vie, avec l’arrivée des révolutionnaires à la tête du pays en 1963. En tant que visionnaire, il avait prévenu les Congolais que les révolutionnaires qui prenaient les rennes du pouvoir après sa chute, n’avaient aucune vision dans le cadre du développement du Congo, et les choses allaient s’empirer. «Ceux qui vous trompent, le font pour leurs propres intérêts, avait-il dit, avant de souligner qu’avec la pauvreté et la misère auxquelles vous serez exposées, le manioc sera vendu par morceaux et non entier», c’est ce que les Congolais vivent de nos jours. Qui nous contredit ! Pourquoi quelques biens constituant le patrimoine de Fulbert Youlou sont-ils toujours spoliés par le régime de Mpila ? C’est incroyable ! En tout cas, aux yeux de nombreux Congolais, la confiscation par le pouvoir de Mpila de certains biens non moins importants composant le patrimoine de l’Abbé Fulbert Youlou dont l’hôtel Olympic Palace, anciennement Hôtel Bilombo, est stupide et superflue. Le régime de Mpila n’est-il pas en contradiction flagrante quant à ce qui concerne la retroussion des biens privés confisqués pendant le monopartisme, décidée à l’issue de la conférence Nationale Souveraine (CNS) ? Ce qui étonne beaucoup de nos compatriotes dans ce dossier, c’est le silence coupable et l’hypocrisie, affiché à ce propos par le Président de Un bon nombre de Congolais s’interroge pourquoi il ne veut pas trouver une solution appropriée à cette question ? Le grand silence dont fait montre le Président Sassou à cet effet, qui ne manque pas de susciter plusieurs questionnements de la part de nombreux Congolais, ne seraient-il pas justifié par le fait que lui-même ou l’un de ses proches parents serait impliquer dans cette affaire ? On ne comprend toujours pas pourquoi s’agissant de la question de la retroucession de l’Hôtel Olympic Palace aux ayant droits de l’Abbé Fulbert Youlou, le régime de Mpila tergiverse encore jusqu’à ce jour ? Cet hôtel qui est l’un des biens que le défunt Fulbert Youlou a acquis avec de l’argent gagné à la sueur de son front doit être restitué, sans préalable, à ses parents pour qu’ils en jouissent conformément aux textes juridiques régissant la succession. A bas tous ceux qui sèment la confusion pour mieux confisquer les biens privés, parce qu’ils occupent des hautes fonctions au sommet de l’Etat. Tous ceux qui, comme le Ministre d’Etat, coordonnateur du Pôle de N’est-il pas temps que ces gardiens du temple et caciques du pouvoir de Brazzaville, arrêtent leur démagogie et leur hypocrisie ? ne devraient-ils pas savoir que nos compatriotes qu’ils croiraient dupes, ne le sont pas parce qu’ils connaissent dans les moindres détails tout ce qu’ils mijotent pour s’approprier de tels ou tels autres lopins de terrain, appartements ou biens appartenant à l’Etat. M. Aimé Emmanuel Yoka, qui, comme les autres pontes du pouvoir, ne devrait plus soutenir la thèse sur les prétendus détournements de fonds fait par l’Abbé Fulbert Youlou pour acquérir quelques biens, l’a pourtant affirmé lors de la séance des questions orales avec débat au gouvernement, organisée l’Assemblée Nationale le 27 avril 2010 au Palais du Parlement et retransmise en direct par Télé-Congo et Radio-Congo, répondant ainsi à la question posée dans ce cadre par l’honorable Patrice Kadia. Au moment où le pouvoir de Brazzaville est en train de procéder à la restitution aux confessions religieuses des écoles qui leur avaient été confisqués pendant le mono, pourquoi ne prendrait-on pas une mesure similaire pour l’Hôtel Olympic Palace de l’Abbé Fulbert Youlou ? Quel est donc ce cacique malheureux du pouvoir qui ne veut que s’acharner sur l’Hôtel Olympic, alors qu’il y a beaucoup de lopins de terrain de l’Etat à squatter, comme les dinosaures du pays ont l’habitude de le faire ? Ceux qui tirent les ficelles dans cette affaire devraient être convaincus que ce dossier trouvera, tôt ou tard, qu’ils le veuillent ou non, une solution définitive à la faveur des parents de l’Abbé Fulbert Youlou. Seraient-ils content, si une fois partis pour faire valoir leurs droits à la retraite, par exemple, que leurs parents soient privés de leurs droits de succession ? Ne dit-on pas qu’il ne faut pas faire à autrui, ce que tu ne veux pas qu’on te fasse ? Cette sagesse devrait interpeller tous ceux qui veulent être propriétaire de l’Hôtel lympic Palace en appliquant la loi de la jungle. Il y a un temps pour tout, n’est-ce pas ? Une messe d’action de grâce en mémoire de Fulbert Youlou Intervenant à la messe d’action dite le 6 mai 2010 en la mémoire de l’Abbé Fulbert Youlou, en Ce fils du défunt a également exhorté les pouvoirs publics à respecter l’acte n° o12 de Dans son propos liminaire, l’Archevêque de Brazzaville Anatole Milandou, a souligné que dans la conduite du pays, l’Abbé Fulbert Youlou s’inspirait toujours de la parole de Dieu. Il n’a pas manqué de le qualifier d’un patriote qui marchait selon l’évangile et qui cherchait le bonheur de son peuple. Mgr Milandou a aussi rappelé que bien qu’il ait été appelé à diriger le pays, il est toujours resté un prêtre, fidèle à l’évangile, parce que, selon lui, le caractère indélébile du sacerdoce reste, avant de demander à Dieu qu’il lui pardonne ses péchés. Dans son homélie tirée de Jean (ch. 15 : 1-8), l’Abbé Sébastien Zoubaléla, il est entre autres dit : «Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent. S vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé». Dans ce chapitre, il est aussi indiqué que «si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples», ajoutant également : «Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour». L’Abbé Zoubakéla a soutenu lors de cette messe que Fulbert Youlou aimait son pays et cela se reflète par sa devise à savoir : Unité, Travail et Progrès, rappelant que la travail libère l’homme de tout. Comme pour dire que sans le travail il ne peut pas y avoir de progrès et d’unité. Pour lui, c’est dans ce sens que le Président Fulbert Youlou a toujours voulu conduire son peuple. La responsabilité d’Isidore Mvouba dans le bradage de cet hôtel, dans notre prochaine édition
Amos COLOMBE
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