Home Religion/Société Finie la confusion au sein de l’Eglise Kimbanguiste, le gouvernement de la RDC et Cie viennent de trancher
Finie la confusion au sein de l’Eglise Kimbanguiste, le gouvernement de la RDC et Cie viennent de trancher PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Mercredi, 05 Mai 2010 13:28

Les Révérends pasteurs kimbanguistes Elébé Kapalay et Muya-Mayoyi ont animé le 23 avril 2010 au centre kimbanguiste d’accueil et de conférences de l’Eglise kimbanguiste à Kinshasa (RDC), une conférence de presse sur l’évolution de l’église de Jésus Christ sur la terre par son envoyé spécial Simon Kimbangu, fondée à Nkamba le 06 avril 1921.

Selon le révérend pasteur Elébé, cette conférence de presse organisée par l’Eglise kimbanguiste est la dernière pour mettre fin à la confusion créée face aux problèmes d’actualité, en rapport avec la dissidence de Moukoto 87 regroupée en communauté autonome appelée « Bana 26 Â», dont l’Eglise se trouve confrontée.

 

L’Eglise kimbanguiste à travers cette rencontre avec les média nationaux et étrangers, a voulu clarifier cette situation pour la compréhension de l’opinion nationale et internationale, que l’Eglise n’est pas partie prenante avec leurs démêlés judiciaires ou policiers. Ainsi, cette concertation avec la presse a débuté par une partie liturgique orientée à la lecture du Psaume 100 : 1-5, des prières d’ensemble,  des cantiques sacrées aux rituels spirituels de l’Eglise kimbanguiste, aux salutations des invités de marque des médias nationaux et étrangers, aux interventions et témoignages des membres du clergé kimbanguiste sur la non reconnaissance de cette dissidence de Moukoto 87 au sein de l’Eglise kimbanguiste en RDC. Evoquant les faits de l’actualité avec l’évolution de l’Eglise et de cette communauté autonome de Moukoto 87 exposée aux poursuites judiciaires et policières dans la ville de Kinshasa, le révérend Elébé a fait savoir que les actes posés par cette frange n’engagent qu’eux-mêmes. «Cela ne doit prêter aucune confusion, ni servir de conflit au sein de l’Eglise kimbanguiste qui est une et indivisible, selon la doctrine spirituelle du prophète Simon Kimbangu.

Le gouvernement de la RDC a pris des arrêtés pour clarifier cette situation litigieuse avec la dissidence de Moukoto 87 « Bana 26» qui est une organisation autonome avec des démêlés judiciaires et policiers actuels, mais qui ne relève plus de la communauté chrétienne kimbanguiste Â», a relevé le pasteur Elébé.

Abordant l’évolution de l’Eglise kimbanguiste en RDC, le pasteur Elébé a rappelé que six dissidences ont déjà été enregistrées au sein de l’Eglise, mais dont les dossiers sont clos au regard des textes ministériels qui ont déclaré l’Eglise kimbanguiste une et indivisible. A cet effet, cette dissidence n’a rein avoir avec l’Eglise qui dispose des textes reconnus par l’Etat de la RDC.

Rappelant l’historique de l’Eglise kimbanguiste avec ses origines en 1922 avec Simon Kimbangu à Nkabma Jérusalem dans un début du ministère spirituel dont la mission était de prononcer la bonne nouvelle aux frères et sÅ“urs congolais, au service de l’évangile de Jésus Christ, tout en se séparant de sa famille biologique. «Nous devons respecter l’autorité établie depuis le prophète Simon Kimbangu de puis 1922.  La famille est une entité différente de l’Eglise qui est une organisation religieuse Â», a-t-il insisté. «Des prophéties de Simon Kimbangu, de la liberté de l’homme Noir à sa condamnation à mort le 3 octobre 1921 jusqu’au 12 octobre 1951 date de son décès.

Après 30 ans de peine aux travaux forcés, au total 37.000 familles déportées pour l’Eglise en RDC, Congo Brazzaville et Angola, avec près de 150.000 martyrs de la foi.

A peine 2.000 familles sont revenues après l’indépendance de la RDC», a-t-il martelé.

«Le 27 avril 2010, l’Eglise kimbanguiste célèbre le cinquantenaire de la mort de Maman Muilu Marie Kiawanga Nzitani, l’épouse de Simon Kimbangu, décédée le 27 avril 1959.               Personne n’a le droit de marcher sur ces cadavres pour des intérêts personnels et égoïstes.

La semence de la liberté a été constituée par la perte des vies humaines Â», a notifié le pasteur Elébé.

En outre, depuis le 24 décembre 1959, l’Eglise de Simon Kimbangu a été autorisée de célébrer son culte spirituel, avec une reconnaissance par les autorités coloniales belges le premier décembre 1960.

Pour sa part, l’Eglise kimbanguiste avait pris des engagements pour présenter de manière officielle le premier chef spirituel, M Diangenda Kuntima Joseph qui a été choisi par Dieu dans sa discrétion et reconnu statutairement par l’Eglise et l’Etat congolais depuis décembre 1961, après la première Assemblée générale statutaire extraordinaire de l’Eglise kimbanguiste qui adopta 35 résolutions.

A propos de la résolution 13 de 1961 dispose que « quiconque quitte l’Eglise kimbanguiste peut réintégrer l’Eglise en passant par le baptême, après avoir perdu toutes les fonctions antérieures occupées au sein du clergé.

«Nous n’avons pas le droit de déplacer les bornes placées par les anciens», a-t-il réaffirmé.

Intervenant en sa qualité d’ancien directeur national de la communication de l’Eglise kimbanguiste, M Blaise Muya a également abordé les résolutions de 2002 dont la résolution 56 prononcerait sa suspension.

Le problème avec l’ex dissidence porte sur les résolutions jugées de sataniques par la communauté de Moukoto 87 «Bana 26» qui sont hantés par des calculs machiavéliques, après la défection des frères du chef spirituel de l’Eglise kimbanguiste, Simon Kimbangu Kiangani  à l’annonce de l’Assemblée générale extraordinaire statutaire du 5 au 21 octobre 2002 à Nkamba.

Dans le rétablissement des faits avec la presse, il a été démontré que cette dissidence du chef spirituel autoproclamé de l’Eglise kimbanguiste en Angola, M Paul Dibuya, est issue de l’exécution des calculs à Nkamba avec des déclarations rocambolesques lors du décès de Papa Dialungana Kiangani Salomon, le 16 août 2001.

Ces résolutions de 2002 qui ont posé les problèmes au sein de la structure sociale des petits fils de Simon Kimbangu, sont parties d’un constat de l’ingérence et de l’intolérance des frères de l’actuel chef spirituel de l’Eglise, son Eminence Simon Kimbangu Kiangani à Nkamba depuis 2002.

Dans ce contexte, le pasteur Mbuya a fait remarquer qu’il y a eu une confusion dans l’Eglise kimbanguiste, créée par la  dissidence avec auto proclamation d’un chef spirituel au nom de l’Eglise kimbanguiste universelle qui n’a pas de communautés à son sein.

«Le chef spirituel est le seul à protéger l’ordre établi par les anciens de l’Eglise de Jésus Christ par son envoyé spécial Simon Kimbangu.

A Brazzaville nous avons donné le même message pour ne pas céder à la dissidence de Moukoto 87, entretenue par la structure sociale des petits fils de Simon Kimbangu», a-t-il précisé à la presse.

En réalité, le chef spirituel Simon Kimbangu Kiangani, en dépit de cette dissidence de Moukoto 87 «Bana 26» entretenue par ses frères, a voulu restaurer l’ordre fondamental de l’Eglise kimbanguiste érigé par son père Diangenda Kuntima.

Les enjeux des résolutions

La promulgation des 63 résolutions de Nkamba en 2002, ont suscité la création des lobbies internes et externes entretenues par Moukoto 87 sur la légitimité de la dissidence, il a été observé des prémisses depuis le décès de papa Diangenda Kuntima Joseph jusqu’à Simon Kimbangu Kiangani avec le manque de respect au chef spirituel par ses propres frères de la structure sociale des petits fils de Simon Kimbangu, notamment avec des répercussions en Angola, en RDC et au Congo Brazzaville.

«A Brazzaville, par exemple, Papa Dieudonné et les fidèles sont pris en étau par Moukoto 87. Ce sont les résolutions qui ont remis les pendules à l’heure et conduit à la révolte et la rébellion pour devenir une dissidence dans l’Eglise».

 

Application des textes réglementaires

Avec les dispositions du gouvernement de la RDC, l’Etat n’a fait qu’appliquer les textes réglementaires pour garantir la sécurité et l’ordre public, ont constaté les responsables de l’Eglise kimbanguiste à Kinshasa.

Dans cette perspective, l’Eglise kimbanguiste a interpellé la presse qui doit aider les institutions légalement établies pour dire la vérité au grand public. «La chaîne RTK a été scellée par l’Etat parce que ne répondant plus au cahier de charge de l’Eglise kimbanguiste.  Actuellement, la Ratelki est la chaîne officielle de l’Eglise en RDC Â», a certifié le pasteur Muya-Mayoyi.

A cette conférence de presse, des témoignages ont été apportés aux média par les différentes instances ecclésiastiques de l’Eglise pour contester la légalité de la communauté de Moukoto 87 incarnant la dissidence de l’Eglise kimbanguiste en vue de contester les résolutions de Nkamba.  Tous les pasteurs, représentants urbains à Kinshasa et le délégué du collège ecclésiastique de l’Eglise kimbanguiste, membre de la communauté Å“cuménique depuis août 1969, ont avoué que Moukoto 87 n’est pas une paroisse de l’Eglise, mais plutôt un domicile privé du défunt chef spirituel Papa Diangenda Kuntima. C’est un lieu de mémoire et non de culte pour les kimbanguiste de Kinshasa.

«La dissidence de Moukoto a commencé le 29 octobre 2002 à Kinshasa, avant la proclamation publique des 63 résolutions adoptées à l’Assemblée générale statutaire de l’Eglise kimbanguiste de Nkamba convoquée par l’actuel chef spirituel Simon Kimbangu Kiangani.

Cette dissidence entretenue par la structure sociale animée par les enfants Kisolékélé Dialungana et Diagnenda a tenu sa première réunion à Kinshasa en fin octobre 2002 pour contester les résolutions de Nkamba, traitées de sataniques et diaboliques par les autres petits fils de Simon Kimbangu.

Selon les évocations des repentis de cette dissidence, le début des cultes de Moukoto 87 remonte au 18 novembre 2002 avec papa Henri Kanga.  Par manque de base juridique le secrétariat urbain de l’union de la jeunesse kimbanguiste (UJKI) à Kinshasa avait obtenu de la commune de Nguiri-Nguiri une autorisation de prière mensuelle pendant deux ans.

 

La procédure de repentance

«Le pardon est précédé de la repentance». Au sein de l’Eglise kimbanguiste la procédure requiert 12 ans de suivi avant la réhabilitation d’un dissident repenti. Car l’humilité précède l’élévation et la gloire. Les dispositions légales de cette église apostolique définissent que « le chef spirituel de l’Eglise kimbanguiste, est choisi dans la descendance biologique de Papa Simon Kimbangu suivant la première résolution de l’église de Jésus Christ sur terre par Simon Kimbangu son envoyé spécial».

Nous reviendrons sur ce dossier dans notre prochaine édition nonobstant les gens qui veulent que nous arrêtons d’édifier nos lecteurs...

Propos recueillis par nos envoyés spéciaux à Kinshasa Ghys Fortune Dombé Bemba et Bouana-Lého